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Exercice: Vive le sport d’équipe !

Par Cécile Gladel

Vous voulez bouger et faire du sport, mais le gymnase, très peu pour vous. Peut-être qu’un sport d’équipe serait une bonne solution? Mais attention, il faut avoir un niveau de forme élémentaire afin d’en profiter au maximum. La plupart des sports d’équipe, même pratiqués de façon récréative, demandent une préparation physique de base.

Les sports d’équipe sont un excellent moyen d’améliorer et de garder la forme, sauf qu’ils sont souvent plus exigeants qu’un sport individuel. Pourquoi? Parce qu’on ne contrôle pas l’intensité de l’activité et que chaque discipline a ses particularités qui demandent des qualités motrices spécifiques. « La plupart des sports collectifs exigent des habiletés physiques assez élevées, tant sur le plan cardiovasculaire que musculaire, mais on peut s’appuyer sur des partenaires. Cependant, on a tendance à suivre leur rythme, qui peut être plus élevé que le nôtre si l’on n’est pas très en forme », explique Mario Leone, professeur en kinanthropologie de l’UQAM.

Ce dernier ajoute que si l’on est incapable de suivre le rythme du groupe, le plaisir en sera affecté. On risque également de se blesser en voulant trop en faire.

Donc, avant de s’y mettre, on suit un programme de remise en forme selon les habilités demandées par la discipline en question.

Durant les quatre premières semaines, trois fois par semaine, on pratique une remise en forme générale, combinée à quelques séances de musculation avec des poids libres. On fait du vélo, du rameur, de la marche rapide ou de la course.

Durant les quelques semaines supplémentaires, on s’entraîne plus spécifiquement selon le sport d’équipe. Par exemple, le soccer demande de courir constamment, donc un bon niveau de condition cardiovasculaire.

Par ailleurs, ce sport, tout comme le hockey cosom, exige des démarrages rapides et des accélérations répétées. « Cela demande des qualités d’explosion que l’on prépare en pratiquant des exercices à caractère intermittent », explique M. Leone.

Lors de la préparation, on combine un effort intensif à un effort moindre. On peut le faire en faisant du vélo au maximum de ses capacités durant 30 secondes à une minute, puis on retourne à un niveau plus lent durant quelques minutes et on recommence le sprint.

Outre le fait de permettre de profiter pleinement de son activité physique, une bonne préparation permettra de se prémunir contre les blessures. « C’est fréquent dans les ligues de garage de hockey, par exemple, car les gens sont mal préparés. En fait, il faut se mettre en forme pour faire un sport d’équipe plutôt que de faire un sport d’équipe pour se mettre en forme », ajoute Mario Leone.

Le point majeur est de regarder la nature du sport, l’intensité à y mettre, car au final, on peut trouver l’expérience désagréable à cause des courbatures.

Une bonne façon de se motiver

Même si l’on doit se préparer à la pratique d’un sport d’équipe, il s’avère que neuf personnes sur dix préfèrent ce type d’activité physique. « C’est très agréable de pratiquer en groupe, spécialement pour le côté social. On en fait souvent avec des amis ou l’on se fait des amis. C’est sympathique », souligne Mario Leone.

Par ailleurs, bien préparé, le sport collectif est un gage d’assiduité. « Il est prouvé scientifiquement que le taux de rétention y est plus élevé que pour les activités physiques individuelles. L’effet d’entraînement aide à ne pas abandonner la pratique et à être assidu », ajoute-t-il.

Où jouer?

Pour connaître les différentes équipes dans lesquelles on peut s’intégrer, il suffit d’en parler autour de soi ou de s’informer auprès du service des loisirs de sa municipalité. On peut aussi vérifier auprès des écoles et des centres communautaires; ceux-ci offrent des programmations variées chaque saison. Les universités également ont plusieurs sessions de sports d’équipe de plusieurs niveaux. Même les personnes qui ne sont pas étudiantes peuvent s’y inscrire.

Enfin, on peut se renseigner auprès de l’association d’un sport ou dans Internet sur les ligues de garage qui existent. De nombreuses équipes de sport locales ne sont pas fédérées par les associations nationales.

Lisez la suite de cet article en vous procurant le numéro 10 (juin 2007) du magazine Mieux-Être